Les bienfaits du mois de Chaaban

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L'importance du mois de Chaaban

Nous sommes entrés dans le mois de Chaaban depuis le 8 mai 2016. Une période importante qui rappelle que le mois de Ramadan sera bientôt à nos portes Insha’Allah.

Ce mois est un moment propice pour chaque musulman

 Le Prophète (saw) profitait de ce mois particuliers pour multiplier les jours de jeûne sans pour autant jeûner le mois entier. Il jeûnait surtout le lundi et le jeudi. C’est d’ailleurs ce que mentionne le compagnon Oussama ibn Zaïd dans le hadith suivant :

« Le Messager de Dieu (SAW) jeûnait certains jours d’affilés à tel point que nous pensions qu’il ne s’arrêtait jamais. Et il mangeait certains jours d’affilés à tel point qu’il ne jeûnait plus si ce n’est deux jours par semaine. Il les consacrait séparément au jeûne en dehors des périodes où il jeûnait. Il n’y a pas un mois où il se consacrait le plus au jeûne que pendant le mois de Chaâbane. Je lui posais la question à ce sujet : Cher Messager de Dieu! Tu te consacres au jeûne à tel point que tu ne le romps pratiquement plus. Et tu interromps le jeûne à tel point que tu ne t’y consacres presque plus, si ce n’est deux jours par semaine. (…) En effet, le lundi et le jeudi, les oeuvres sont exposées au Seigneur de l’univers, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes oeuvres Lui sont exposées… Je ne te vois pas autant jeûner les autres mois que pendant celui de Chaaban. Il m’ a répondu : C’est un mois qui se trouve entre Rajab et Ramadan que beaucoup de gens négligent. Un mois durant lequel les actes sont présentés à Dieu, et je veille à ce que mes actes soient présentés à Dieu alors que je suis en état en jeûne »

Mois de Chaaban

Malcom X, de retour de la Mecque, un récit poignant

Le 21 février 1965 était assassiné Malcom X,alias al-Hajj, Malik al-Shabazz, leader charismatique du mouvement noir aux Etats-Unis. Un an auparavant, en avril 1964, il effectuera le pélerinage à la Mecque. Véritable bouleversement de sa conception des Hommes, il revient en ayant découvert la fraternité de l’islam au-delà des couleurs de peau et des origine. L’agence Safar Muslim vous propose de découvrir son témoignage d’amour fraternelle aux musulmans du monde.

Avant d’écouter la lettre émouvante de Malcom X qui l’a écrite pour raconter son pélerinage, voici une interview réalisée au retour de son pélerinage aux médias américain : Malcolm X et La Mecque… par aziki

Dans cette vidéo, vous entendrez déclamer la lettre de Malcom X adressé à ses frères de Harlem :

« Jamais je n’ai connu d’hospitalité aussi sincère ni de fraternité aussi bouleversante que celles des hommes et des femmes de toutes races réunis sur cette vieille Terre Sainte, patrie d’Abraham, de Mohamed et des autres prophètes des Saintes Écritures.  Durant toute la semaine qui vient de passer, j’ai été à la fois interdit et charmé par la bonté et la gentillesse déployées, autour de moi, par des personnes de toutes les couleurs.

J’ai eu la chance de visiter la cité sainte de la Mecque, j’ai fait sept fois le tour de la Ka’aba, guidé par un jeune nommé Mohammed; j’ai bu l’eau du puits de Zam-Zam, j’ai fait sept fois l’aller-retour, en courant, entre les collines de Safa et Marwa.  J’ai prié dans l’ancienne cité de Mina et j’ai prié sur le Mont Arafat.

Il y avait des dizaines de milliers de pèlerins, qui étaient venus de partout à travers le monde.  Ils étaient de toutes les races, il y avait des blonds aux yeux bleus et des noirs africains.  Mais nous nous soumettions tous aux mêmes rituels, dans un esprit d’unité et de fraternité que mes expériences, aux États-Unis, m’avaient amené à croire impossible entre un Blanc et un Noir.

L’Amérique a besoin de comprendre l’islam, parce que c’est la seule religion qui ignore le racisme.  À travers mes voyages dans le monde musulman, j’ai rencontré, discuté et même mangé avec des gens que nous aurions considéré comme des Blancs, aux Etats-Unis – mais la mentalité du Blanc était absente de leur esprit et avait été remplacée par l’islam.  Jamais auparavant je n’avais vu une telle fraternité réunissant des gens de toutes les races.

Peut-être serez-vous renversés par ces mots, surtout venant de moi.  Mais ce que j’ai vu et vécu au cours de ce pèlerinage m’a obligé à réviser certaines idées qui étaient miennes, à rejeter certaines conclusions auxquelles j’étais parvenu.  Cela n’a d’ailleurs pas été très difficile.  Car en dépit de mes fermes convictions, j’ai toujours été un homme qui sait faire face à la réalité et qui l’accepte, qui aime vivre de nouvelles expériences et apprendre de nouvelles choses.  J’ai toujours gardé un esprit ouvert, ce qui est nécessaire à une flexibilité qui va de pair avec toute quête intelligente de la vérité.

Au cours de mes onze derniers jours, ici, dans le monde musulman, j’ai mangé dans le même plat, bu dans le même verre, dormi sur le même tapis et prié le même Dieu que mes frères musulmans aux yeux les plus bleus, aux cheveux les plus blonds et à la peau la plus blanche qui soient.  Dans leurs paroles comme dans leurs actes, les musulmans « blancs » sont aussi sincères que les musulmans « noirs » d’Afrique, qu’ils soient du Nigéria, du Soudan ou du Ghana.  Nous sommes véritablement frères. Parce qu’ils croient en un seul Dieu, ils excluent de leur esprit, de leurs actes et de leurs comportements toutes considérations raciales.

J’ai pensé, en les voyant, que si les Blancs américains admettaient l’Unicité de Dieu, ils pourraient peut-être admettre également l’unicité de l’homme et ils cesseraient de s’affronter, de nuire à autrui pour des raisons de couleur.

Le racisme étant le véritable cancer de l’Amérique, nos “chrétiens” blancs devraient se pencher sur la solution islamique du problème; solution qui a fait ses preuves, et qui pourrait peut-être intervenir à temps pour sauver l’Amérique d’une catastrophe imminente – celle-là même qui s’est abattue sur l’Allemagne raciste et qui a fini par détruire les Allemands eux-mêmes.

Chaque heure passée ici en Terre Sainte m’a permis de mieux comprendre le problème racial des États-Unis. On ne saurait blâmer le Noir pour son agressivité dans ce domaine : il ne fait que réagir à quatre siècles de racisme conscient de la part des Blancs.  Mais si le racisme mène l’Amérique au suicide, je crois que les jeunes Blancs de la nouvelle génération, ceux des universités, verront ce qui crève les yeux, et que nombre d’entre eux opteront pour la vérité spirituelle. C’est le seul moyen qu’ait encore l’Amérique d’éviter le désastre auquel mène inévitablement le racisme.

Jamais je n’ai été honoré comme ici. Jamais je ne me suis senti plus humble et plus digne. Qui aurait cru qu’un simple Noir américain serait comblé de tant de bénédictions.  Il y a quelques nuits de cela, un homme que l’on aurait appelé un « homme blanc », aux Etats-Unis, un diplomate de l’ONU, un ambassadeur, un ami des rois, m’a gracieusement cédé sa suite à l’hôtel, m’a donné son lit pour la nuit.  Jamais je n’aurais même rêvé d’être l’objet d’un pareil honneur, d’un honneur qui, aux Etats-Unis, aurait été réservé à un roi, et non à un Noir.

Louanges à Dieu, le Seigneur des mondes ! »

Sincèrement, al-Hajj, Malik al-Shabazz (Malcolm X)

En souvenir de notre frère Hajj Malik al-Shabbazz

L’importance spirituelle de la Mosquée Al Aqsa

Al Aqsa 4La mosquée des deux Qiblas
Le caractère sacré d’Al Aqsa trouve sa source dans la tradition musulmane car elle fut pendant dix-sept mois le lieux vers lequel les compagnons du Prophète (saw) se tournaient afin d’accomplir la prière rituelle avant de se tourner vers La Mecque. C’est pourquoi Al Aqsa est surnommée également la mosquée des deux Qiblas.

L’importance d’Al Aqsa est aussi marquée par l’événement du Voyage Nocturne et de l’Ascension (Al Isra wal Mi’raj). Le Prophète (saw) voyage de nuit de La Mecque à la Mosquée Al Aqsa dans la nuit du 27 Rajab avant l’an 1 de l’Hégire, suivi de son ascension vers les cieux. Cette nuit là, le Prophète (saw) dirigea la prière avec tous les prophètes.

Une prière dans la Mosquée Al Aqsa équivaut à 500 prières

Le Prophète (saw) a réuni les trois Saintes mosquées dans un hadith rapporté par Al Boukhari et Mouslim : « Les grands voyages (dans l’intention de prier) ne doivent s’effectuer que vers trois mosquées : la Mosquée Al Haram (La Mecque), Ma Mosquée (Médine) et la Mosquée Al Aqsa ».

Dans un autre hadith concernant l’importance de la prière dans ces trois mosquées, le Prophète (saw) dit : « Une prière dans la Mosquée Al Haram équivaut à 100 000 prières, une prière dans Ma Mosquée équivaut à 1000 prières et une prière dans la Mosquée Al Aqsa équivaut à 500 prières » . (Al Bazzar et Al Tabarani)

Des compagnons enseignent à Al Aqsa
Les Musulmans à travers les siècles ont pris conscience de l’importance religieuse que revêt la Mosquée Al Aqsa ainsi que son importance spirituelle. Ainsi ont-ils tenu à la visiter pour la prière et pour apprendre ou dispenser le savoir, à tel point que le calife Omar (que Dieu l’agrée) chargea certains compagnons d’enseigner dans cette Sainte mosquée. Parmi ces compagnons, on peut citer le premier juge en Palestine, Oubada Ibn Assamit (mort en 34 H), et Chaddad Ibn Aouss (mort en 58 H). Ces deux compagnons sont morts à Al Quds et sont enterrés au cimetière Bab Arrahma situé à l’est de la Mosquée Al Aqsa.

Al Ghazali relève la présence de près de 360 savants
D’autres savants musulmans fréquentèrent la Mosquée Al Aqsa pour enseigner. Parmi eux figurent le commentateur du Coran Muqbil Ibn Soulaymane (mort en 150 H), l’imam Al Awza’i (mort en 157 H), l’imam Soufiyane Athawri (mort en 161 H), le savant d’Egypte Allayth Ibn Saâd (mort en 175 H), l’imam Mohamed Ibn Idriss Ach Chafii, l’un des quatre grands Imams (mort en 204 H) et Abou Hamid Al Ghazali (mort en 505 H). Ce dernier a relevé la présent ce de près de 360 savants à Al Aqsa.

Histoire d’Al Quds – 2er partie

JérusalemAlexandre le Grand conquiert Al Quds
Après Nabuchonodosor c’est au tour d’Alexandre le Grand de conquérir Al Quds en 332 av. J.C. Ce fut le point de départ d’une période instable qui s’aggrava après sa mort le 11 juin 323 av. J.C. avec des différents qui éclatèrent au sujet d’Al Quds entre deux commandant de l’armée d’Alexandre, les commandants Salouks et Batlimous.

Al Quds est baptisé « Aelia Kapitolina » par l’empereur Hadrien

En 63 av. J.C les Romains réussirent à occuper la ville sous le commandant de Pompée. Sous le règne de l’empereur Hadrien, la ville fut entièrement détruite en 135 av. J.C afin d’y construire à la place une colonie romaine qu’il baptisa « Aelia Kapitolina ».

En 335, construction de l’église du Saint- Sépulcre.
Al Quds garda ce nom sous le règne des Byzantins (330-636), période durant laquelle le christianisme fut reconnu comme la religion officielle de l’Empire Byzantin suite à la conversion de l’Empereur Constantin. En 335 la mère de l’Empereur Hélène construit l’église du Saint- Sépulcre.

En 614, les Perses reprennent Al Quds pour la seconde fois. Ils détruisirent la plupart des églises et des couvents. Ils y restèrent jusqu’en 627, date à laquelle les Byzantins, sous Héraclius, la récupèrent.

Suite à la victoire des Musulmans face aux Romains, lors de la bataille d’Al Yarmouk en l’an 15 de l’hégire (636), le calife Ibn El Khattab (ra) entra dans Al Quds sans effusion de sang et conclut un pacte connu sous le nom « Al Ouhda Al Oumariya