Le TGV entre la Mecque et Médine livré en 2016

© Josep Lago (AFP / Archives)

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En 2011, les chemins de fer saoudiens lançaient un projet ambitieux « Al Haramain » qui doit relier les villes saintes de la Mecque et Medine ainsi que la ville de Djeddah, point d’arrivée des pèlerins du monde entier. C’est le consortium de douze entreprises espagnoles et deux saoudiennes qui avaient remporté, à l’époque, le contrat contre son concurrent français, la SNCF, pour un montant de 6,74 milliards d’euros. L’accord comprenait également la fourniture de 35 trains et l’exploitation de la ligne pendant 12 ans. Après la mise en en service des 18 kms du métro d’Al Mashaaer Al Mugadassah reliant les sites du pèlerinage de Mina, Muzdalifa et Arafat près de La Mecque, Al Haramain est le prolongement de cet élan du royaume saoudien de moderniser ses infrastructures de transports principalement à destination des pèlerins.

450 km en moins de 3 heures

Le projet Al Haramain permettra de fluidifier la circulation des pèlerins notamment durant le Hajj et la saison des voyages de la Omra. La ligne de 450 kilomètres de longueur servira à plus de 160.000 pèlerins par jour, soit plus de 60 millions de voyageurs potentiels par an. Pouvant atteindre une vitesse de 320 kilomètres heure, le tronçon TGV reliera La Mecque et Médine en moins de 2H30.

Des travaux qui prennent du retard

Depuis le début des travaux, le projet progressait sans encombres, mais il y a quelques semaine, le ministre des transports saoudiens, Abdullah bin Abdulrahman al-Muqbel, a rappelé à l’ordre les entreprises espagnoles afin d’éviter d’éventuels retards et respecter la date de livraison prévue initialement en décembre 2016. Lors d’une tournée d’inspection de deux jours, en décembre dernier, le ministre leur a ordonné de « présenter un plan d’urgence pour éviter les retards dans les deux prochains mois. » A travers un communiqué, il les a alerté de « la nécessité d’améliorer leurs performances au risque d’en subir les conséquences ». L’ancien roi d’Espagne, Juan Carlos, qui a rendu visite à la famille royale saoudienne, fin janvier pour leur présenter leurs condoléances, suite à la mort du roi Abdallah, a aussi profité de ce voyage pour rassurer l’Arabie Saoudite sur l’expertise et le savoir-faire espagnol en matière de réseau ferroviaire à grande vitesse. 

Un TGV transfrontalier au Moyen-Orient 

Cet engouement pour le TGV en Arabie Saoudite gagne aussi le Golfe et le Moyen-Orient avec un projet international ferroviaire qui traverserait les six pays du Conseil de coopération du Golfe : Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. La longueur de la ligne est estimée à 2117 km. Les modalités de ce projet gigantesque et transnational  seront discutées lors du Middle East Rail 2015 qui aura lieu en mars à Dubai.

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